Le Petit Francky

Créé il y a quelques années en format papier, le Petit Francky est un mensuel qui parle de ma vie, de mes passions et de mes amis. Aujourd'hui, le voici en format virtuel consultable par tous !

22 mai 2008

Le Fil

Je suis un brin tendu, ficelle ou corde mince,
Caché sous le tissu, à qui l'on sert les pinces.

Mode hiver, mode été, de garçon ou de fille,
Je vous sers à sécher le linge sale de famille.

Un dîner aux chandelles puis une nuit coquine
Et j'ai de la dentelle et de la lingerie fine.

Gâteaux et oeufs au lait, mamie est aux fourneaux.
Demain je porterais les torchons à carreaux.

Après-midi basket, T-shirt à numéro,
Une paire de chaussettes et un short sur mon dos.

Escapade à la mer, serviette au goût d'embrun
Et voilà qu'on me sert plein de maillots de bain.

Les vacances que voilà découvrent ma vertu.
Plus personne ne me voit lorsque je suis tout nu !

Un beau jour de janvier, une boîte me remplaça.
Le fil fût oublié, le fil fût laissé là.

Mais un jour d'été, un liseron fleuri
Sur moi vint s'appuyer et entier me couvrit

Je suis un fil tendu, j'ai oublié les pinces
Caché sous un tissu de fleurs et de feuilles minces.

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03 mars 2008

J'ai bientôt 36 ans !

J'ai bientôt 36 ans
10 de moins je parais
Grâce aux crèmes et onguents
Que chaque matin je mets

J'ai bientôt 36 ans
Et je suis aussi frais
Que lors de mes 20 ans
Quand plein d'amants j'aimais

J'ai bientôt 36 ans
Un ami, un métier,
Un bel appartement
Et une chatte tigrée !

J'ai bientôt 36 ans
J'en suis tout déprimé !
Dans 4 ans, 40 ans !
Un vieux con je serais !

Mais avant 36 ans
De 35 encore profiter
Prendre la vie en chantant
Et d'un rien rigoler !

Posté par ptitfranck à 12:03 - Envolées lyriques - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 janvier 2008

Brouillard

Les trottoirs embrumés se devinent devant moi
Dévoilant leurs pavés au rythme de mes pas

Des corps emmaillotés luttant contre le froid
Avancent d'un pas pressé en passant près de moi

Je vois sans regarder dans ce brouillard si froid
Pas plus loin que mon nez, fixant droit devant moi

C'est là qu'il est tombé nez à nez avec moi
"Oh pardon, désolé, je ne vous voyais pas"

Nos yeux se sont croisés, son sourire éclaira
Ma triste matinée dans ce brouillard si froid

"J'aurais pu regarder, ne vous excusez pas"
Dit-il sous son cache-nez, mais déjà il s'en va

J'aurais du l'embrasser, ça marche au cinéma !
Mais seul je suis resté, embrumé et pantois

Pars mon bel étranger, je ne te retiens pas
Sa silouhette disparaît dans ce brouillard si froid

Posté par ptitfranck à 09:51 - Envolées lyriques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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